Toronto jamais bleue
RÉSUMÉ
« Un roman coup de poing aussi efficace que dérangeant. »
Florence Morin-Martel, Le Devoir
La très dure réalité de la rue à Toronto, abordée de plein front et sans préjugés : itinérance, prostitution, drogue, pornographie, bavures policières… autant de créatures urbaines qui cohabitent, s’enfantent et s’enchevêtrent en formant une mosaïque de destins brisés.
En suivant d’abord la jeune Hannah, itinérante qui rêve de bord de mer alors qu’elle dérive de rue en rue, puis Carol, qui accouchera dans une ruelle putride, et enfin quatre prostituées dans l’après-force de l’âge qui partagent logis, vieux clients, malheurs et petits bonheurs, le roman traverse les jours et les nuits de femmes libres et sans compromis. Mais, à voir ces lignes de vie croiser en permanence une détresse masculine aux formes multiples – un dealer sans scrupules, un fucké qui prend un autobus en otage, des clients malades et sadiques –, on se demande si la monstruosité qui les habite tous ne provient pas de la ville elle-même, jamais bleue et toujours grise, incapable de soulager / guérir / éradiquer sa propre déviance citoyenne.
On est vraiment aux portes de l’enfer ; âmes sensibles, prenez une grande respiration…
Prix littéraire Janette-Bertrand 2024
NOTICE BIOGRAPHIQUE
Née à Québec, Marie-Hélène Larochelle est professeure de littérature à l’Université York de Toronto. Elle a publié divers ouvrages savants sur la monstruosité et l’invective, ainsi que les romans Daniil et Vanya (Québec Amérique, 2017), Je suis le courant la vase (Leméac, 2021), finaliste au prix littéraire Trillium 2022, et Toron...

