Les eaux glacées de l’Isar
RÉSUMÉ
Alors que se multiplient les interventions cherchant à baliser le discours sur le suicide, Marina Girardin rappelle que la littérature a souvent envisagé ce phénomène comme une question sans réponse, marquée par une ambiguïté fondamentale. En revenant sur les moments d’ombre où le spectre de la mort volontaire a fait irruption dans sa vie, et en revisitant des œuvres qui développent ce thème, elle montre comment l’écriture permet de traverser l’abattement et d’aborder le suicide sans le réduire à une pathologie ni à un tabou.
À la croisée de l’intime et du politique, Les eaux glacées de l’Isar interroge la place que nos sociétés laissent à la parole sur la mort volontaire et fait de la lucidité une manière de donner sens à l’existence.
ON EN PARLE
Sans l’enrobage de la fiction, Marina Girardin met son âme à nu,
et contraint le lecteur au même dépouillement, le forçant à contempler
et à assimiler la dureté du monde et la réalité de la maladie mentale,
tout comme les détours que cherche volontairement à prendre son esprit
pour les éviter ou les nier.
Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir

