Anne s’en va
RÉSUMÉ
Émile la hèle ; Anne se retourne. Clic. L’obturateur laisse passer la lumière, des ombres s’impriment sur le film. Un instant volé à l’oubli. Anne n’est déjà plus la femme qui sourit sur la photo.
Que reste-t-il d’une vie lorsque s’effritent le corps et la mémoire ? Que reste-t-il de toutes les vies qui y ont été cousues d’un long fil d’amour ?
Avec une lancinante précision, ce premier roman de Marie Sirois fait valser passé et présent, fantômes et vivants, grâces et regrets.
ON EN PARLE
Lauréate du Prix du récit Radio-Canada 2025, Marie Sirois confirme,
avec ce premier livre, une voix sensible qui s’exprime
dans une écriture de l’intime bien incarnée.
Son regard, très sobre, refuse l’effet et privilégie la justesse.
La lecture de Anne s’en va laisse, malgré la brièveté du récit,
une impression de traversée presque physique, sur un rythme lent.
Le texte séduit par sa justesse émotionnelle et sa lucidité poétique.
En plaçant une femme âgée, malade et ordinaire au centre de son roman,
Marie Sirois pose un geste littéraire et politique fort.
Myriam Comtois, Châtelaine
Ce roman des dernières traces, d’un horizon qui s’éteint, de repères qui se perdent,
montre en une fulgurance ce que la vie retient avant de se taire.
Dominique Lemieux, Les Libraires

