Les Babaïstes sur la Côte-Nord
RÉSUMÉ
Au début de ce reportage littéraire, Alexandra Tremblay découvre un documentaire oublié, Deux pouces en haut d’la carte (1976), qui présente un groupe de jeunes artistes de Baie-Comeau organisant un festival multidisciplinaire dans une église pour la Saint-Jean-Baptiste, malgré l’opposition de citoyens conservateurs. Cette découverte et une recherche de filiation artistique constituent alors pour l’autrice un prétexte pour partir à la rencontre de ces figures de la contre-culture nord-côtière, près de cinquante ans plus tard.
Par l’entremise d’entretiens sont mis en lumière les artistes qui formaient le noyau de ce groupe. Asphyxiés par le capitalisme, ces créateurs cherchaient à travers leur pratique artistique des modes de vie alternatifs : ils voulaient faire de l’art « pas plate », choquant pour les bien-pensants, qui rivaliserait avec ce qui se faisait en ville et qui s’éloignerait des représentations touristiques de la région. Car « nous ne sommes pas tous faits pour l’anonymat ».

